Icon payantArticle réservé aux abonnés

Ali Khamenei, du candidat putatif au leader secret, paranoïaque et brutal

Religieux discret devenu Guide suprême, le successeur de Khomeyni avait su écarter tous ses rivaux pour s'ériger en leader secret, intransigeant et brutal d'un régime obsédé par sa survie, isolant son pays et n'hésitant devant aucune violence envers sa population au nom de la religion. Ciblé par les frappes américano-israéliennes ce samedi 28 février, il est mort à 86 ans, après trente-six années d'un règne sanglant.

Pierre Alonso, pour Libération
(FILES) Iran's supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, gestures as he addresses the press after casting of his ballot in the presidential runoff elections in Tehran on June 28, 2024. US President Donald Trump announced on February 28, 2026, that Iran's supreme leader Ali Khamenei is confirmed dead. The United States and Israel launched strikes against Iran on February 28, with Israel's public broadcaster reporting that the Iranian supreme leader had been targeted, as the Islamic republic retaliated with barrages of missiles at Gulf states and Israel. (Photo by ATTA KENARE / AFP)
Le Guide suprême Ali Khamenei ©AFP or licensors

Il soulève ses épaisses lunettes pour se frotter les yeux. En ce 4 juin 1989, Ali Khamenei n'est pas encore ayatollah, encore moins Guide suprême de la révolution, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort, mais son couronnement est imminent. La scène, filmée au sein de l'Assemblée des experts, qui nomme et révoque le personnage le plus puissant du régime iranien, est équivoque : Khamenei sacrifie-t-il à la tradition lacrymale chiite ? Est-il réellement ému ? Ou bien accablé par la tâche impossible qui l'attend – prendre la suite du fondateur de la République islamique d'Iran, le charismatique et redouté imam Khomeyni ?

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...