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"On risque de ne pas survivre en tant qu'humains"

Rencontre avec la biologiste Caroline Nieberding à l'occasion de l'expo "Animalia", qui s'ouvre au Train World à Bruxelles. Biologiste et professeure d'écologie terrestre à l'UCLouvain depuis 2008, elle est l'une des expertes qui s'exprime dans le cadre de cet événement.

Train World Animalia Caroline Nieberding UCLouvain environnement  recherche biodiversite
Train World Animalia Caroline Nieberding UCLouvain environnement recherche biodiversite ©Jean Luc Flemal

Dans le cadre d'Animalia, vous êtes l'une des voix scientifiques qui donne vie au monde du vivant. Sur quoi portent précisément vos recherches ?

Avec mon équipe, nous travaillons sur les insectes, précisément, les papillons. J'essaie de comprendre comment les changements d'habitats affectent la survie des papillons de jour. Ce groupe taxonomique est un bon indicateur de l'état de santé des écosystèmes. Les populations de papillons se crashent : on observe une diminution de 30 % des espèces en Belgique. C'est d'ailleurs quelque chose que l'on perçoit : les écologistes l'appellent "l'effet pare-brise". Quand on descendait dans le Sud de la France, en vacances, et les gens qui ont plus de 40 ans savent ce que je veux dire, on devait s'arrêter pour nettoyer les pare-brise, des papillons s'y agglutinaient. Ce n'est plus le cas. Il n'y a plus de représentants de ces espèces.

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