Picqué : "La fédération Wallonie-Bruxelles doit faire son boulot"
Construire des crèches c'est bien, mais si elles ne peuvent rentrer en activité faute de subsides, cela ne sert vraiment à rien. Et pour l'heure, pas mal de crèches bruxelloises sont confrontées au problème. Car en matière de fixation des normes d'accueil et de financement de fonctionnement, c'est la Fédération Wallonie-Bruxelles qui reste compétente. "C'est un tout gros problème ! Il faut absolument que la Fédération Wallonie-Bruxelles prenne ses responsabilités et avance sur la programmation des crèches. Celle-ci avait été promise pour le mois de mars" , s'inquiète Charles Picqué (PS), ministre-président en charge de la Petite enfance.
- Publié le 05-04-2013 à 07h30
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onstruire des crèches c'est bien, mais si elles ne peuvent rentrer en activité faute de subsides, cela ne sert vraiment à rien. Et pour l'heure, pas mal de crèches bruxelloises sont confrontées au problème. Car en matière de fixation des normes d'accueil et de financement de fonctionnement, c'est la Fédération Wallonie-Bruxelles qui reste compétente. "C'est un tout gros problème ! Il faut absolument que la Fédération Wallonie-Bruxelles prenne ses responsabilités et avance sur la programmation des crèches. Celle-ci avait été promise pour le mois de mars" , s'inquiète Charles Picqué (PS), ministre-président en charge de la Petite enfance.
Et le temps presse car les demandes de places d'accueil se font de plus en plus criantes. Actuellement, sur 64 projets de crèche du précédent plan, seuls 16 ont reçu l'agrégation de l'ONE. 48 crèches restent donc dans l'attente (1 382 places). En 2012, 10 crèches sont sorties de terre. Elles n'ont d'autre choix que de fonctionner sur deniers propres ou de garder porte close. D'ici 2014, 707 places de crèches seront dans l'attente du sésame de l'ONE. "Si cette situation perdure, il faudra rouvrir le débat sur la régionalisation de la Petite enfance" , prévient-il.
La délivrance devrait venir du plan Cigogne 3 de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il devrait tenir compte de la spécificité bruxelloise : son évolution démographique et les places de crèches occupées par les navetteurs. Non négligeable également, l'impact de la suppression de 500 places d'accueil non subventionnées dans les crèches flamandes. En cause : le récent durcissement des normes flamandes, traditionnellement plus souples que les normes francophones.
Mais l'attente commence à être longue. "Ç a va commencer à faire beaucoup. On a fait notre boulot : on paye des infrastructures, des salaires (2,5 millions pour 140 emplois ACS, NdlR) et on n'est toujours pas foutu d'intégrer nos crèches dans la programmation" , s'emporte Charles Picqué.
