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"Un rapport désinhibé à la violence" : Qu'est-ce que l'exception "Nation", seul mouvement d'extrême droite à tenir en Belgique francophone ?

Des chercheurs étudient sa résilience malgré des résultats électoraux anecdotiques.

Bruxelles: affrontements lors de la manifestation organisée par le Parti Populaire, l'extrême droite Nation et le JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne). Racisme, policiers, arrestations.
Nation peut être adepte du cop de poing. Ses militants ont déjà été condamnés pour violence. ©Stephanie Lecocq

C'est une des différences entre le nord et le sud du pays : l'extrême droite est une force politique majeure en Flandre tandis que, du côté francophone, elle reste anecdotique. Ce n'est pas faute de tenter de s'y implanter.

"Des formations d'extrême droite essayent de s'y implanter aussi depuis de nombreuses années. Incapables de s'y développer, elles ont généralement une espérance de vie plutôt limitée. Fondé en 1999, le mouvement Nation fait figure d'exception", notent deux chercheurs dans un article publié dans Radices, la revue scientifique sur le terrorisme et l'extrémisme de l'Ocam (Organe de coordination pour l'analyse de la menace).

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