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Benjamin Biard (Crisp) : "L'écologie peut servir l'agenda nationaliste du parti d'extrême droite Chez Nous"

Le politologue Benjamin Biard, spécialiste de l'extrême droite, signe un nouveau numéro du Courrier hebdomadaire du Crisp (Centre de recherche et d'information socio-politiques) sur le parti Chez Nous. Son analyse ? À cinq mois des élections, la petite formation wallonne d'extrême droite soutenue par le Vlaams Belang et le Rassemblement national connaît des difficultés. En cas d'échec le 9 juin, le parti pourrait ne pas aligner de listes aux élections locales d'octobre.

Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, et Jérôme Munier, président du Chez Nous, lors du lancement du parti d'extrême droite wallon "Chez Nous", le mercredi 27 octobre 2021 à Enghien.
Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, aux côtés de Jérôme Munier, président du Chez Nous, lors du lancement du parti d'extrême droite wallon, le mercredi 27 octobre 2021 à Enghien. ©Belga

Chez Nous a enregistré des défections ces dernières semaines, notamment pour des raisons idéologiques. La sauce ne prend pas ?

Il y a un double mouvement reposant sur des défections et sur une baisse de la mobilisation chez certains, particulièrement dans le Hainaut. Ces défections ne sont pas nombreuses mais elles touchent des personnalités particulièrement actives et visibles. Certaines d'entre elles étaient membres du bureau politique du parti. L'une des personnes ayant quitté le parti déplorait que Chez Nous entretienne des liens étroits avec le Vlaams Belang, qui est indépendantiste. D'autres critiquaient l'évolution de l'image du parti, perçu comme démagogue ou trop radical, notamment sur l'immigration. Il est vrai qu'une série de militants plus radicaux, issus entre autres de Nation, ont débarqué au parti.

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