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Maëlle, étudiante, est en permanence sur le qui-vive: "Je me fais tout le temps suivre en rue"

A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, coup de projecteur sur le sexisme dans l'espace public.

J.M. (St.)
Annick Hovine
Illustration picture shows people in the Nieuwstraat/ Rue Neuve shopping street in Brussels, Saturday 18 February 2023.
BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
L'espace public (ici, la rue Neuve à Bruxelles) est encore trop souvent un environnement hostile pour les femmes.
"Ce n'est pas normal d'avoir peur quand on est en rue simplement parce qu'on est une femme"

Changer de trottoir, contourner un tunnel piéton, enfiler un pull informe, ne plus porter de jupe, rallonger le trajet en rentrant du boulot pour ne pas emprunter une rue mal famée à l'heure entre chiens et loups… Quelle femme n'a pas un jour adopté l'une ou l'autre de ces stratégies d'évitement ?

Parce que l'espace public n'est pas neutre. C'est même parfois un environnement particulièrement hostile pour les femmes. Le sexisme dans l'espace public ne se limite pas au harcèlement. C'est un phénomène aux dimensions multiples qui touche l'ensemble des lieux (sportifs, culturels, festifs, transports en commun…) accessibles au public. Il s'exerce dans un endroit délimitable (une rue, un quartier, une maison communale…) et dans des lieux d'interaction sociale (un bar, un cinéma, une salle de concert…).

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