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Au Burkina Faso, "les terroristes sèment la terreur. Les autorités aussi"

L'enlèvement, la mobilisation de force, la torture, voire le meurtre... Voilà le sort tragique que partagent les journalistes un peu trop critiques au Burkina Faso.

Captain Ibrahim Traore, Burkina Faso's new president, poses with the torch given by elders revolutionary during the ceremony for the 35th anniversary of Thomas Sankara�s assassination, in Ouagadougou, on October 15, 2022. - Captain Ibrahim Traore, who took power a fortnight ago in a coup in Burkina Faso, attended a ceremony on October 15, 2022 to mark the 35th anniversary of the assassination of revolutionary president Thomas Sankara, an AFP reporter noted. (Photo by OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)
Le colonel Ibrahim Traoré, au pouvoir à la suite du coup d'État de septembre 2022. ©AFP or licensors

Cinquante, c'est le nombre de places que le Burkina Faso a perdu dans le classement mondial annuel de Reporters Sans Frontières entre 2019 (36e sur 180 pays) et 2024 (86e). Ce pays de la région du Sahel était pourtant désigné comme une référence en termes de liberté de la presse sur le continent africain.

Qu'est-ce qui explique ce recul ? Un homme : le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis le coup d'État de septembre 2022. Sous prétexte de lutter contre les attaques terroristes djihadistes que le pays subit depuis 2015, le régime du militaire mène une importante politique de répression. Des organisations de droits humains l'accusent d'enlever, torturer, voire tuer des personnes dissidentes.

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