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Schild&Vrienden : "Il y a aujourd'hui un essoufflement de ce mouvement qui a connu son heure de gloire il y a quelques années"

À Gand, ce mardi, démarre le procès de Schild&Vrienden. Les chercheurs du Crisp (Centre de recherche et d'information socio-politiques) se sont plongés dans les arcanes du mouvement d'extrême droite flamand. Le nouveau numéro du Courrier hebdomadaire est consacré à cette organisation inquiétante et à son fondateur charismatique, Dries Van Langenhove. Benjamin Biard, coauteur de cette étude, répond à nos questions.

Benjamin Biard, chercheur au Crisp et Dries Van Langenhove (Schild&Vrienden et ex-député Vlaams Belang)
Benjamin Biard, chercheur au Crisp et Dries Van Langenhove (Schild&Vrienden et ex-député Vlaams Belang) ©D.R.

Schild&Vrienden ? Cette formule néerlandaise donne d'emblée le ton. Elle est tirée d'un épisode sanglant des Mâtines de Bruges. Le 18 mai 1302, les Brugeois auraient massacré toutes les personnes incapables de prononcer correctement le son "sch" de l'expression Schild en vriend (Bouclier et ami), trahissant par là leur identité française. Cet évènement est au cœur de l'imaginaire flamand et de ses mythes. Il débouchera sur la bataille des Éperons d'Or, à Courtrai, le 11 juillet 1302. Mais le mouvement créé par Dries Van Langenhove n'est pas que nationaliste. Il puise son idéologie dans des eaux bien plus noires…

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