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L'heure de la révolution a-t-elle sonné pour la contraception masculine ?

Longtemps limitée au préservatif et à la vasectomie, la contraception masculine pourrait bientôt s'enrichir de nouvelles options. Plusieurs méthodes sont désormais en essais cliniques avancés, ouvrant la voie à un partage plus équilibré des responsabilités entre homme et femme.

Valentin Hammoudi
Le “Spermaxxing”, ou quand les hommes deviennent obsédés par la qualité de leur sperme
Plusieurs méthodes sont désormais en essais cliniques avancés, ouvrant la voie à un partage plus équilibré des responsabilités entre homme et femme. ©Copyright (c) 2025 Pixel-Shot/Shutterstock. No use without permission.

Pendant des décennies, les traitements contraceptifs masculins relevaient presque de la fiction. Mais récemment, plusieurs méthodes ont atteint une étape clé : à savoir la phase 2 des essais cliniques chez l'humain. Gel hormonal, injection réversible, pilule non hormonale… Autant de pistes qui pourraient, à moyen terme, bouleverser l'équilibre des responsabilités en matière de contraception.

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Une révolution inachevée

La contraception moderne a connu un tournant majeur dans les années 1960 avec l'arrivée de la pilule féminine. Pour la première fois, les femmes disposaient d'un moyen efficace de contrôler leur fertilité, avec des conséquences sociales immenses : plus d'autonomie personnelle, un accès facilité à l'éducation et au travail, une transformation des rapports de genre. Depuis, les options se sont multipliées : stérilets, implants, patchs, anneaux vaginaux… À l'inverse, pour les hommes, le paysage est resté figé, sans innovation majeure en plus de soixante ans.

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