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Un précédent fâcheux et De Croo dans le viseur: le monde politique s'inquiète de la perte de légitimité des décisions du Codeco

La désobéissance civile s'installe sous le regard bienveillant de la police, du monde judiciaire, des ministres…

Un précédent fâcheux et De Croo dans le viseur: le monde politique s'inquiète de la perte de légitimité des décisions du Codeco
©BELGA

En démocratie, les décisions politiques charrient souvent des critiques exprimées ouvertement. Cela fait partie du processus classique de digestion des règles par la société. Le dernier comité de concertation (Codeco) a toutefois rompu cette dialectique habituelle. En tirant de manière arbitraire un épais rideau sur le secteur culturel, les autorités publiques ont sapé les bases de leur propre légitimité.

Non seulement de nombreuses salles de spectacles et cinémas ne fermeront pas leurs portes mais, en outre, les ministres et les partis associés à cette mesure ont pris immédiatement leurs distances vis-à-vis de la règle qu'ils venaient pourtant d'édicter. La police, les procureurs généraux, la ministre de la Culture (Bénédicte Linard, Écolo) et quelques bourgmestres ont également fait savoir qu'ils ne contrôleraient pas ou ne sanctionneraient pas les frondeurs. Sur Twitter, le président de l'Open VLD, Egbert Lachaert, a estimé dimanche que de nouvelles discussions étaient nécessaires afin d'ajuster le poids de la contrainte pesant sur la culture.

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